
SWELL
Création performative danse et musique
La Cohue - Musée des beaux-arts de Vannes
23 Mai 2026 - Nuit des musées
Note d’intention
La Cohue a contacté la compagnie en 2025 pour travailler autour de l’œuvre d'Elsa Tomkoviak. Une commande du musée à l'artiste, pour être habillé/habité le passage central. L’œuvre est monumentale et a tout de suite de suite fait écho aux artistes de la compagnie.
Dans l’espace vibrant créé par Elsa Tomkowiak, la couleur devient matière vivante : une présence qui respire, une architecture mouvante qui invite à traverser plutôt qu’à regarder. Ses strates suspendues transforment le lieu en un couloir de lumière, en un souffle coloré qui semble se déployer dans l’air.
Notre performance s’inscrit dans cette dynamique.
Nous voulons incarner l’œuvre, la prolonger, entrer en relation avec elle et inviter le public à partager cette expérience sensible : une mise en mouvement de l’espace, du regard, des corps.
La houle – la foule
Deux axes guident notre recherche :
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La houle, qui évoque la mer et ses allers-retours continus, une pulsation entre tension et relâchement.
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La foule, qui évoque la densité humaine, les glissements, les frottements, les flux collectifs où les présences se modifient mutuellement.
Nous voulons plonger dans ces deux forces, les tisser ensemble, laisser les corps osciller entre ampleur et resserrement, entre mouvement partagé et solitude traversante, entre apparition et disparition.
La danse devient une marée : elle avance, se retire, s’amplifie, s’apaise. Elle accueille.
La couleur comme moteur chorégraphique
Les surfaces d’Elsa Tomkowiak sont pour nous des partenaires à part entière.
La couleur agit comme une impulsion intérieure : elle propose une intensité, une texture, une densité.
Chaque teinte guide une qualité de mouvement : saturation, transparence, effondrement, jaillissement.
Les danseurs deviennent des vecteurs de ces nuances.
Ils prolongent l’œuvre en la faisant vibrer dans leurs trajectoires, leurs volumes, leur respiration.
La marée sonore du violoncelle
La musique d’Erwan Martinerie compose un paysage en transformation. Le morceau d’environ 15/20 minutes, balaiera les différentes plages de fréquences - grave, médium, aigu - à l’image de l’installation qui décompose la lumière en ses différentes longueurs d’ondes chromatiques.
Son jeu, nourri par une grande sensibilité à l’improvisation et à l’écoute, oscille entre nappes profondes, motifs tenus, surgissements.
Il devient une marée sonore qui porte et soutient la danse, une matière vivante qui influence les flux et les dynamiques du groupe.
Le public dans le mouvement
Nous souhaitons que cette performance soit une expérience à vivre de l’intérieur.
Le public n’est pas spectateur distant : il est invité à traverser l’œuvre, à se laisser emporter par les circulations, à ressentir dans son propre corps les variations de la houle chorégraphique et sonore.
L’œuvre ne se donne pas : elle enveloppe.
Elle propose un passage, un glissement, un temps suspendu

Travail d'écriture et de répétition in situ
La performance aura lieu le samedi 23 mai entre 20H et 00H. Inscription obligatoire car jauge limitée : toutes les infos par ici.
Et pour découvrir l’œuvre et le travail d'Elsa Tomkoviak, c'est par là :
